CTA du 13 novembre 2018

Déclaration liminaire de la délégation FSU
mardi 20 novembre 2018
par  Jacques Agnes
popularité : 86%

Le CTA de l’académie de Grenoble était convoqué le 13 novembre dernier.
Au lendemain de la journée de grèves et de manifestation du 12 novembre, la délégation de la FSU a tenu à faire la déclaration liminaire suivante.

Notre CTA se tient au lendemain d’une mobilisation large de toute l’Éducation à l’appel de tous les syndicats contre le projet de budget et les suppressions de postes qu’il contient. Un tel appel n’a pas existé depuis 7 ans, c’est dire la gravité de la situation. Il s’agissait alors de dénoncer les 80000 suppressions de postes opérées sous la présidence Sarkosy ; Monsieur Blanquer, alors responsable de la Degesco, était concepteur des opérations. C’est donc sans surprise, les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets que nos professions se sont mobilisées hier aussi largement, et bien au-delà des chiffres officiels répétés en boucle comme pour se persuader qu’il ne se passe rien. Nos métiers sont en crise profonde, n’attirent plus les jeunes compte tenu des conditions d’exercice, de l’effet repoussoir des salaires très bas, des effectifs, des injonctions multiples, voire contradictoires, du manque de soutien au sein même de notre administration, exprimé notamment par le slogan « pas de vague ». Et ce ne sont pas les déclarations incantatoires sur la confiance, les effets de communication, voire l’implantation de forces de l’ordre dans nos établissements qui peuvent tenir lieu de politique ambitieuse pour les jeunes de notre pays.

Dans la FSU, nous réclamons pour tous nos métiers, des moyens en personnels qualifiés et formés. Nous dénonçons avec la plus grande solennité les suppressions de postes envisagées, tout comme le recours aux heures supplémentaires ou aux personnels précaires, ce n’est pas sérieux.
Ce n’est en effet pas du tout sérieux d’afficher en même temps « un plan de lutte contre la pauvreté », tout en la générant : par exemple recours à des contractuels administratifs à 80% ( soit 800€ par mois sans complément pôle emploi possible), ou attribution d’un seul poste d’assistante sociale pour tous les EPLE d’Annonay, ou de Tournon.

Ce n’est pas non plus sérieux d’afficher « l’école inclusive », sans créer le corps statutaire nécessaire pour l’accompagnement, et en dégradant les conditions d’exercice des personnels qui assurent ces missions.
Ce ne sont là que quelques exemples qui montrent bien notre désaccord profond avec une politique de l’affichage, mais qui en réalité fait le choix du sacrifice des jeunes de ce pays, et les réformes, tant celles du collège que celle des lycées , du bac, de l’entrée dans le supérieur, viennent le confirmer. Ce choix, idéologiquement très marqué, pour l’Éducation nationale, cette conception utilitariste de l’École sont aussi effrayants que délétères.

La FSU continuera à se battre pour la démocratisation de l’accès à l’École pour tous, et à porter une ambition pour toute la jeunesse et pour les personnels qu’elle regroupe.


Contact

Conseil Fédéral Régional AURA
CFR Auvergne-Rhone-Alpes


BOURSE DU TRAVAIL
205 PLACE GUICHARD
69003 LYON


Tél : 04 78 60 04 80
Port : 06 45 35 97 03
Mél : fsu.aura@fsu.fr